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        <title>VOTRE ESPRIT MA PLUME - robert_et_moi</title>
        <description>VOTRE ESPRIT MA PLUME</description>
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                <title>Robert et moi</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 25 Mar 2008 16:33:06 +0100</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/00/1973727043.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/00/1973727043.jpg&quot; id=&quot;media-921630&quot; alt=&quot;1973727043.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-921630&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'effectue la sortie du magasin le disque à la main. Je vous rappelle que je viens d'acquérir le &quot;IV&quot; de Led Zeppelin. Durant le voyage je vais le tourner et le retourner. Arrivé à destination, je dois participer au déchargement de la voiture. Je ne vais pas jouer les Cosette mais un enfant de commerçant est corvéable à merci et il ne&amp;nbsp; bénéficie pas de la protection du code du travail. Je travaillais plus mais pour ne rien gagner.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une fois les travaux de manutention achevés, je suis monté dans ma chambre, le disque sous le bras. J'étais l'heureux occupant de ce que l'on appelait une chambre en rotin. Le lit, la table de nuit, le guéridon, le bureau intégré à l'armoire, le fauteuil, tout était en rotin. Je suppose que le rotin était un signe extérieur de richesse car ma mère ne se lassait pas de dire que son fils avait une chambre en rotin. Je vous parlerai dans le détail de ma chambre d'adolescent un peu plus tard.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'étais également l'heureux propriétaire d'un tourne disque ressemblant à celui qui illustre cette chronique. L'appellation tourne disques correspond tout à fait à la réalité. Le mien possédait trois vitesses, 45, 33 et 13. Le treize tours était peut-être une anticipation d'un projet qui n'a jamais vu le jour. Ce tourne disques était vendu avec deux accessoires, l'un pour les 45 et l'autre pour les 33, qui permettaient, en supperposant les disques, de réaliser une programmation, ce qui pour les boum limonade était très pratique. Vous vous demandez peut-être ce qu'est une boum limonade. Je vous en ferai une description lors de la prochaine chronique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Donc, évoluant dans le cadre de ma chambre en rotin, j'ouvre la porte de mon bureau, reproduction en rotin d'un pont-levis, porte sur laquelle je pose mon tourne disques. Je le branche mais pour une raison que j'ai oubliée, le fil se trouve dans le passage qui sépare ma chambre en rotin de la chambre contemporaine de mes parents. Le contemporain est fonctionnel. Il arrivait à mes parents de traverser ma chambre. Autant ma mère faisait l'effort de passer sous le fil, autant il était hors de question que mon père fasse de même. En fonction du moment de la journée, je pouvais être amené à débrancher plusieurs fois par face. Mon père n'a jamais partagé mes goûts musicaux. J'avoue que la réciproque était vraie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je vous raconterai la première écoute la prochaine fois. C'est promis.&lt;/p&gt; 
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                <title>Robert et moi</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 19 Mar 2008 08:44:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;a href=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/02/00/1398513281.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/02/00/1398513281.jpg&quot; id=&quot;media-910755&quot; alt=&quot;1398513281.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-910755&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma première rencontre face à face avec Led Zeppelin n'a rien de glorieux. Je ne l'avais d'ailleurs jamais imaginée. A cette époque j'étais enfant unique, ce que je suis toujours. C'est une des constantes de ma vie. Je vivais seul. Avec mes parents, soit, mais seul. Je n'étais ni heureux ni franchement malheureux. D'un certain point de vue, je n'étais rien. Pour être plus précis, j'étais tout en intériorité.&lt;br /&gt; Donc, un de ces jours qui ne ressemblait à rien, qui n'avait aucun intérêt pour un garçon de treize ans, je me trainais derrière mes parents dans une grande surface exclusivement réservée aux professionnels, ce qu'étaient mes parents. Je vivais avec des professionnels sans en avoir conscience.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marchant dans les allées, entre les cornichons et les raviolis, je découvre ce que l'on appelerait aujourd'hui un espace culturel entièrement dédié à la musique. Il est fort probable que cet espace ne se trouvait pas à cet endroit mais on ne pouvait pas demander à ce magasin qui faisait dans le demi-gros de faire preuve de délicatesse. Je me dirige vers les bacs. Les passant en revue sans rien en attendre, je ne me souviens plus de leur contenu. Je tombe sur Led Zeppelin IV. J'étais en passe d'acquérir mon premier Led Zep. Dans son emballage de cellophane, je l'extrais. Bien sûr, je le regarde recto verso avec l'envie de lui arracher son enveloppe transparente. Avant il me faut m'assurer du financement parental et ensuite passer à la caisse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Commencer par le IV c'est comme acheter, sitôt son permis en poche, une berline spacieuse, confortable aux sièges moelleux qui roule vers la plage sur une autoroute à huit voies. A son volant, une blonde à la bouche accueillante, vous êtes entre Robert et Jimmy, Bonzo vous donnant le tempo. Autrement dit, ce serait comme débuter par &quot;Harvest&quot; pour découvrir Neil Young, au risque de le confondre avec América.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En passant à la caisse, je ressens la fierté des initiés car sur la pochette il n'est fait aucune indication du nom du groupe de celui de l'album. Je suis impatient de l'écouter.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Robert et moi</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
                                                <category>Robert et moi</category>
                                                <pubDate>Fri, 14 Mar 2008 17:11:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.youtube.com/watch?v=ig9cqRz-u4g&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/01/02/208873688.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/01/02/208873688.jpg&quot; id=&quot;media-903193&quot; alt=&quot;208873688.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-903193&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après avoir exhumé mes disques, il me fallait en écouter un. J'ai d'abord mis à jour la platine. Je l'ai dépoussiérée. Après avoir soulevé le couvercle,avec précaution et respect, je l'ai prise par le bras et je l'ai faite tourner. Aussi incroyable que cela puisse paraître, j'étais ému de la voir aussi pimpante, repartie pour un tour, voire 45. Rassuré sur son état général, il me fallait choisir un disque. Je me souviens qu'à l'époque du vinyle, mettre un disque était toute une affaire. Il fallait respecter tout un cérémonial. Un disque se devait d'être rangé verticalement dans un endroit éloigné de toute source de chaleur au risque de le voir tristement se gondoler dans un dernier tour. La pochette intérieure, en papier ou en cellophane, devait être introduite dans la pochette carton de façon à ce que le disque ne puisse pas sortir inopinément et rouler sur le sol lorsque vous sortiez l'album de son rangement. Ensuite, vous deviez tenir le disque, dans un premier temps à sa sortie de sa pochette, en plaçant le pouce sur la tranche et le majeur au niveau du trou central, puis, pour le poser sur la platine, vous deviez le tenir horizontalement à l'aide de vos deux mains. Malheur au sagouin qui osait poser ses doigts sur cette surface noire que seul le diamant était assez noble pour frôler. A la suite de quoi, vous procédiez au dépoussièrage. Les mieux équipés possédaient le matériel permettant de se débarasser de l'électricité statique. Je me souviens que les virtuoses dépoussiéraient avant la dépose sur platine. Il fallait ensuite soulever le bras, souffler légèrement sur le diamant, mais au grand jamais n'y toucher sous aucun prétexte, placer la cellule au-dessus du disque et, à l'aide d'un système hydraulique, faire&amp;nbsp; descendre le bras en douceur jusqu'au sillon. Les secondes qui suivaient pouvaient être source d'angoisse. Le diamant allait-il entrer en contact avec le vinyle ou riper sur le bord extérieur dans un horrible bruit de frottement&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ? Vous pouviez enfin écouter sans pour autant être à l'abri d'un &quot; j'suis un gars ben ord...j'suis un gars ben ord...j'suis un gars ben ord...&quot;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;Je ne souhaitai pas choisir un Led Zeppelin. Après un passage en revue, j'ai extrait du lot un album, quel beau mot, de Charlebois. C'est celui qui me semblait recéler le plus de nostalgie, qui, avec la chanson &quot;Ordinaire&quot;, contenait ce désespoir, ce besoin d'absolu, cette envie qui submergeait tout et qui faisait de la vie d'adolescent un torrent de souffrances, de découvertes, de rêves, de déceptions, de trahisons, d'éxaltations. J'ai déposé le disque sur la platine et le reste se trouve dans la vidéo qui suit.&lt;/p&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.youtube.com/watch?v=ig9cqRz-u4g&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;watch?v=ig9cqRz-u4g&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si vous fermez les yeux et ne faites qu'écouter la chanson, vous aurez l'impression d'entendre un feu de bois accompagnant la voix de Robert Charlebois, qu'il ne faut pas confondre avec Robert. &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/01/02/208873688.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Dans la poussière</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 11 Mar 2008 08:41:23 +0100</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/01/10582134.jpg&quot; id=&quot;media-896703&quot; alt=&quot;101478888.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;La dernière fois je vous ai laissés à la sortie de chez le disquaire. Je vous ai joué le couplet de la nostalgie du vinyle. Comme il est fort probable que vous n'avez pas écouté un vinyle depuis la mort de John Lennon, je me suis dit que j'allais, pour de vrai, me replonger dans les années vinyle pour réaliser un reportage qui pourrait s'intituler &quot;Dans l'ombre du sillon ou le goût de la galette.&quot;&lt;br /&gt; Il me fallait d'abord trouver les disques. Je suis allé dans le débarras. Coincé entre un vieil aspirateur, que l'on garde au cas où, et un lit de bébé, qui n'a rien à voir avec le cas où, ils étaient là, dans la poussière, assoupis, attendant peut-être que je dépose un baiser sur leur face, A ou B.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Je dois vous avouer que j'avais un peu honte de les avoir abandonnés ainsi dans l'ombre, de les avoir transformés en souvenirs, de ses souvenirs que l'on ne raconte même pas à ses enfants. Je les ai d'abord regardés et je me suis dit &quot;A quoi bon&quot;. J'allais au devant d'une déception. C'est comme rencontrer un amour d'enfance. On le regarde et on se demande comment on a pu...&lt;br /&gt; J'ai malgré tout décidé d'aller jusqu'au bout. Comme pour renouer un dialogue que la modernité avait interrompu, j'ai cédé à la nostalgie. Après avoir murmuré &quot;33&quot;, je me suis approché de l'étagère, je les ai pris dans mes bras et je les ai portés jusqu'au salon. Je les ai posés sur un fauteuil, pas trop près des cd pour éviter toute provocation, leur procurant ainsi le confort, symbole d'une gloire passée, en signe de reconnaissance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Galettes</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
                                                <category>Robert et moi</category>
                                                <pubDate>Mon, 10 Mar 2008 12:59:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/01/1587679526.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/01/1587679526.jpg&quot; id=&quot;media-892568&quot; alt=&quot;1587679526.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-892568&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme indiqué précédemment, il quitte la turbulence des 45 tours, plaisir rapide et éphémère, pour rejoindre les 33. Si les petites laissent le droit à l'erreur, les grosses galettes demandent du temps. Toutes méritent le respect dû à la persévérance sans pour autant être les pépites qu'il posera sur sa platine. Avare de concessions, il fait pourtant parfois siennes les critiques de la presse spécialisée qui manie la dithyrambe et découvre le groupe du siècle toutes les semaines. Au fil du temps, il s'en remet de plus en plus souvent à son propre jugement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/02/1489120040.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/02/1489120040.jpg&quot; id=&quot;media-892566&quot; alt=&quot;1489120040.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-892566&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/01/1587679526.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; Le rythme de son index se fait plus lent. Il se donne le temps. Le vinyle, objet de sa curiosité, est extrait du bac par sa main gauche à l'aide de laquelle il procède, d'un geste vif du poignet, à un examen rapide recto-verso. Comme doué d'un sixième sens, en quelques secondes il fait son choix. Soit le disque retourne d'où il vient, soit il fait partie des élus ayant droit à une investigation plus poussée. La première sélection terminée, il regroupe ses choix et les examine. Pour la plupart, les groupes qui éveillent son intérêt, ne font pas dans la dentelle et adoptent le style direct, ce qui se retrouve sur leur pochette. Quoi qu'il en soit, par habitude, il manie ces dernières avec soin. De sa manche il efface les empreintes que d'autres ont laissées. Après avoir détaillé la photo du groupe, comme si il s'était établi entre eux et lui un dialogue des regards, il retourne la pochette. A chaque fois, son geste est emprunt d'une hésitation car il sait qu'il va pénétrer dans l'intimité du groupe. Mais rapidement, l'excitation, toute intérieure, a raison de sa pudeur. Il lit les titres des chansons, le nom des musiciens, de l'ingénieur du son, du studio d'enregistrement même si l'on a parfois l'impression qu'il a eu lieu dans la cuisine de la mère d'un des musiciens (je sais. pourquoi pas celle du père?). Pour terminer, il accomplit ce rituel qui consiste à faire glisser hors de sa pochette le disque qui vient se lover entre le pouce et l'index formant un angle droit. Il assure sa prise en posant son majeur contre l'ouverture centrale. En exposant ainsi le vinyle à la lumière, il est en mesure de détecter une éventuelle rayure. Il aime faire briller l'objet de son désir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Après quelques propos sybillins avec le vendeur, il emporte les perles que son diamant caressera. 
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                <title>Dextérité</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
                                                <category>Robert et moi</category>
                                                <pubDate>Sun, 09 Mar 2008 12:19:54 +0100</pubDate>
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                     &lt;a href=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/02/1780438147.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/02/1780438147.JPG&quot; id=&quot;media-892505&quot; alt=&quot;1780438147.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; height=&quot;167&quot; width=&quot;197&quot; name=&quot;media-892505&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme je vous l'indiquais lors de l'épisode n°7, je vais vous raconter la visite d'une connaissance chez le disquaire afin de vous faire apprécier les charmes de la pochette de disque.&lt;br /&gt; Donc voilà mon copain qui entre chez le disquaire. Nous sommes en pleine vague punk. Autant vous dire qu'à cette époque, Led Zeppelin à été victime de cette autre révolution culturelle et se retrouve cantonné en bout de bac. Il, mon copain, passe la porte. Pour tout vous dire, son statut de copain va évoluer au fil du temps. Quand je dis copain, que l'on me comprenne bien, nous restons dans le domaine de la respectueuse virilité.&lt;br /&gt; Imaginez-vous à la place du disquaire. Vous voyez entrer un jeune homme qui serait la synthèse entre David Bowie et Mike Ronson. Sa chevelure blonde est un rappel des années 60. Son blouson préserve une chemise à l'élégance discrète. La boucle de sa ceinture absorbe la lumière d'un spot et souligne un pantalon aux jambes droites et étroites, moulant mais qui ne permettrait pas à une jeune fille de deviner ses sentiments à son égard, pantalon qui pour partie recouvre des botines au bout carré.&amp;nbsp; Il gratifie l'officiant des lieux d'un frémissement des lèvres qui traduit son contentement. Il ne semble pas concerné par l'agitation de passage qui accompagne des porteurs de l'épingle à nourrice ostentatoire.&lt;br /&gt; Il se dirige vers le bac des 45 tours. C'est un temps de l'urgence musicale, de l'éructation, du vomissement culturel, l'instant est la référence. La perle est peut-être incrustée dans l'une de ces petites galettes dont les pochettes ne sont parfois qu'un morceau de papier blanc plié en deux. Il faut aller vite car si il y a foison, la moisson est souvent maigre. Pour certains groupes, ce sont réellement des morceaux de musique où les notes seraient les éléments d'un kit assemblé sans le mode d'emploi. Mon copain est face au bac. Il pose ses mains de part et d'autre, les jambes écartées pour assurer stabilité et efficacité. On pourrait le croire devant un flipper, autre engin qu'il maîtrise à la perfection. Il espère l'extra-ball. C'est à ce moment là que l'index devient l'instrument de son plaisir. Il le pose sur la tranche des pochettes et les fait défiler avec dextérité. Son regard se pose, en moyenne, un quart de seconde sur chaque disque, ce qui lui permet de lire le nom du groupe et le titre du morceau. Quand nom et titre stimulent une zone de son cerveau, qui nous est encore aujourd'hui inconnue, l'index et le pouce de sa main gauche saisissent la pochette et l'extraient du bac sans que l'index droit ne ralentisse le défilement. Lorsque le dernier 45 tours sort de son champ de vision, ses bras retombent le long de son corps qui semble se relâcher. Il ferme les yeux comme pour retenir les derniers frissons. Quelques minutes lui sont alors nécessaires pour qu'il sente à nouveau le désir monter en lui.&lt;br /&gt; Une rotation d'un quart de tour et il est face aux 33 tours et leur pochettes. A suivre...&lt;/p&gt; 
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                <title>Regrettée pochette</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
                                                <category>Robert et moi</category>
                                                <pubDate>Wed, 05 Mar 2008 08:59:53 +0100</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;file:///C:/DOCUME%7E1/VALENT%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-2.jpg&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;file:///C:/DOCUME%7E1/VALENT%7E1/LOCALS%7E1/Temp/moz-screenshot-5.jpg&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/01/01/1742361140.jpg&quot; id=&quot;media-884789&quot; alt=&quot;1918707338.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-884789&quot; /&gt; &lt;p&gt;Les pochettes ont aujourd'hui disparu. Même si je m'en défends, je suis nostalgique de ces morceaux de carton. Avant, j'allais chez le disquaire. Cela me fait drôle d'écrire ce mot, disquaire. Je ne serais pas étonné qu'il ait disparu du dictionnaire. Le premier disquaire que j'ai connu était électricien. Au milieu des douilles, des doubles prises, des ampoules à gros ou petit culot, des va et vient on pouvait découvrir un bac à disques au-dessus duquel étaient suspendus des luminaires. Très tôt, j'eus droit à des remarques du style &quot;Eh, petit, t'es trop grand, baisse la tête&quot;. Il y avait toujours un client pour ricaner aux fines remarques du patron.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je préférais la patronne qui, un temps, accompagna mon auto-satisfaction. Je n'ai jamais découvert le moindre disque de Led Zeppelin dans cette boutique. J'avais rapidement renoncé à commander quoi que ce soit. Sans que je sache comment il était arrivé là, entre Marcel Amont et Georgette Lemaire, je tombai un jour sur &quot;in Rock&quot; de Deep Purple. Ce groupe ne m'attirait pas particulièrement mais compte tenu de l'environnement culturel, je l'achetai. En tendant la pochette à la patronne et devant les autres clients, j'étais sûr d'être le seul, à dix mètres à la ronde, à connaitre ce groupe. Je ressentis fierté et supériorité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Pour vous raconter ce que représentait la pochette pour un amateur de disques, je vais tenter de vous décrire le cérémonial adopté par un copain à l'époque. A suivre...&lt;/p&gt; 
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                <title>L'année</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
                                                <category>Robert et moi</category>
                                                <pubDate>Wed, 05 Mar 2008 08:49:28 +0100</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/00/02/1058359300.jpg&quot; id=&quot;media-884773&quot; alt=&quot;357285968.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;J'ai fait un effort de mémoire et c'est avec certitude que je vous informe que la saga &quot;Robert et moi&quot; a débuté fin 68. 69 se profile et sera pour moi une année héroïque. Je ne ferai pas de mots d'esprit à propos de cette année. Tout ce dont je me souviens à ce propos c'est que l'expression &quot;libération sexuelle&quot; était dans toutes les bouches ou à tout le moins dans de nombreuses alors que j'allais rester prisonnier encore pendant d'interminables années.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ce qui est de ma relation avec Robert, elle allait en quelque sorte rester platonique encore quelque temps. D'une certaine manière, c'etait comme si la simple vision de la pochette de &quot;LED ZEPPELIN II&quot; avait enclenché au plus profond de mon esprit un processus qui, comme la petite graine, verrait l'éclosion de ma passion pour Robert. Attention, je devine parmi vous quelques petits malins qui voient là les indices d'une relation trouble. Soyez patient, j'y reviendrai. Plantonique car je n'avais fait que regarder. Je n'avais pas touché cette pochette reposant dans son écrin où elle brillait dans la lumière du matin et qui de ce jour allait devenir mon Graal. De toute façon, il était interdit de toucher et il me faudrait encore attendre avant d'écouter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans mon esprit, Led Zeppelin n'était qu'un nom mais un nom qui me faisait rêver. Sur la pochette j'avais distingué quatre silhouettes, cheveux longs, habillées à la cool. Je ne connaissais pas leur nom, j'ignorais tout de leur musique, hard-rock ne faisait pas partie de mon vocabulaire. Le temps allait faire son oeuvre. Le désir, par petites touches, allait me transformer.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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                <title>Quizz</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
                                                <category>Robert et moi</category>
                                                <pubDate>Tue, 26 Feb 2008 06:23:56 +0100</pubDate>
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                     A la dernière note, les lumières s'allumaient et il fallait sortir du lit. J'ai le souvenir d'autres chansons comme &quot;I started a joke&quot; des Bee Gees première époque, &quot;Venus&quot; de Shocking Blue, &quot;Daydream&quot; Wallace Collection, &quot;Que calor la vida&quot; de Marie Laforêt, je me souviens des paroles qui disaient &quot;et Nana sur son ballon rouge&quot;, je ne sais pas pourquoi j'ai gardé ça en mémoire. Cette année là, Whole Lotta Love était 97ème au hit parade français.&lt;br /&gt; J'ai juste envie de continuer à émietter ma madeleine musicale que je vous invite à picorer. Il vous suffit de cliquer sur chaque lien et vous aurez un extrait d'une chanson. Si vous écoutez en fermant les yeux et avec un peu d'imagination, vous serez avec moi dans le dortoir, pourquoi pas dans le lit d'à côté. Si vous pétez la nuit, abstenez-vous. Par ailleurs, même si le dortoir n'était pas officiellement mixte, je peux faire des exceptions.&lt;br /&gt; Il y a des chansons qui peuvent faire sourire mais certaines me mettent le bourdon. Ce système d'extraits est parfois un peu frustrant. Si vous trouvez cela amusant, de temps en temps, faites le moi savoir, je recommencerai pour d'autres années. Vous pouvez faire un blind test, ces chansons sont très connues.&lt;br /&gt; Je ne vous ai pas beaucoup parlé de Robert cette fois -ci. Je mets une photo pour vous faire patienter. La légende de cette photo, à part Robert, est &quot;The power came from the music, you didn't notice there wasn't a set.&quot; Yeah!&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/aphrodite%20s%20child%20-%20rain%20and%20tears.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Canned%20Heat%20-%20On%20the%20road%20again.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Marie%20Laforet%20-%20Que%20calor%20la%20vida.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/The%20Rolling%20Stones%20-%20Jumpin%20Jack%20Flash.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Jacques%20Dutronc%20-%20Il%20Est%20Cinq%20Heures%20Paris%20s%20eveille.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/bee%20gees%20-%20massachusetts.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Aretha%20Franklin%20-%20I%20Say%20A%20Little%20Prayer.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Simon%20&amp;amp;%20Garfunkel%20-%20Mrs%20Robinson.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites./&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Bee%20Gees%20-%20I%20started%20a%20joke.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Shocking%20Blue%20-%20Venus.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/wallace%20collection%20-%20daydream.mp3&quot;&amp;gt;&lt;br /&gt; http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Michel%20Polnareff%20-%20Dans%20la%20maison%20vide.mp3&quot;&amp;gt;http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Francoise%20Hardy%20-%20Comment%20te%20dire%20adieu.mp3&quot;&amp;gt;&lt;br /&gt; http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Giorgio%20-%20Looky%20looky.mp3&quot;&amp;gt;&lt;br /&gt; http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/Robert%20Charlebois%20&amp;amp;amp;%20Louise%20Forestier%20-%20Lindbergh.mp3&quot;&amp;gt;&lt;br /&gt; http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&amp;lt;a href=&quot;http://sites.estvideo.net/hit.parade/led%20zeppelin%20-%20whole%20lotta%20love.mp3&quot;&amp;gt;&lt;br /&gt; http://sites.&amp;lt;/a&amp;gt;&lt;br /&gt; &amp;lt;b&amp;gt;&amp;lt;/b&amp;gt; 
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                <title>Baba</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
                                                <category>Robert et moi</category>
                                                <pubDate>Mon, 25 Feb 2008 15:34:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://votreespritmaplume.hautetfort.com/media/02/02/1058359300.jpg&quot; id=&quot;media-867415&quot; alt=&quot;357285968.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-867415&quot; /&gt;Le leader a ouvert sa valise et Robert m'est apparu sous la forme d'une pochette de disque. Je voyais pour la première fois un disque de Led Zeppelin, le II. C'était une double pochette de carton glacé qui s'ouvrait comme un livre et qui dévoilait le premier chapitre de l'histoire. Tenant à deux mains l'objet ouvert, le propriétaire nous expliqua que le dessin en double page représentait le futur mausolée dans lequel seraient enterrés les quatre membres du groupe. Pas une seconde je n'ai mis en doute ses paroles. Impressionné par le graphisme, par les couleurs et l'aspect démesuré du projet, la nature ridicule et prétentieuse de l'ensemble ne m'effleura pas l'esprit. J'allai découvrir plus tard que cette pochette était à l'image de leur musique. Ma vie de pensionnaire allait me donner l'occasion d'étoffer ma culture musicale. Chaque matin avant de se lever et le soir avant l'extinction des feux, nous avions droit à de la musique. Mon morceau matinal préféré était &quot;Eloïse&quot; de Barry Ryan car c'était le plus long. Les premières notes me réveillaient et je savais qu'il me restait plusieurs minutes encore pour profiter de la douce chaleur de mon lit. A la dernière note, la lumière s'allumait et j'ignorais, tout en les redoutant, les angoisses qui marqueraient ma journée. 
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