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        <title>VOTRE ESPRIT MA PLUME</title>
        <description>VOTRE ESPRIT MA PLUME</description>
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        <lastBuildDate>Mon, 23 Jun 2008 10:38:01 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Tout simplement</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 25 Jun 2008 10:37:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     Résumons la situation. Ce matin l'INSEE nous apprend que la croissance sera non seulement inférieure aux prévisions du gouvernement mais que de surcroît elle pourrait être nulle certains mois. L'inflation va se rapprocher de 4%. Les créations d'emplois vont fortement ralentir. Pour ce qui est du neuf, l'immobilier voit son activité et ses prévisions fortement chuter. Le taux des crédits immobiliers est en forte hausse. La consommation est moins dynamique. Le désormais célèbre pouvoir d'achat va au mieux stagner. Compte tenu que l'infation concerne essentiellement les produits de première nécessité, ce sont les personnes aux salaires les plus modestes qui vont supporter les effets d'une situation économique incertaine.&lt;br /&gt; Notre amie Christine Lagarde nous assure que toutes ces prévisions sont par trop pessimistes et qu'elle se fait fort de relancer tout cela à l'aide d'une politique économique judicieusement ajustée.&lt;br /&gt; Pourquoi ne pas nous dire tout simplement que la situation n'est pas celle que l'on espérait, que les engagements qui avaient été pris ne seront pas tenus et que plutôt que de piétiner rageusement les 35 heures, plutôt que de ridiculiser le dialogue sociale et ses acteurs, plutôt que de faire des français un peuple résigné, peureux et individualiste, il serait temps de construire, de proposer un projet de société qui soit autre chose qu'une succession de réformes qui sonnent comme des victoires aux oreilles de ceux qui les conçoivent. 
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                <title>C'est qu'est-ce que j'dis</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
                                                <category>Réflexions</category>
                                                <pubDate>Tue, 24 Jun 2008 10:33:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &quot;Bon, moi ia pas, faut que j'lis&quot; est une des célèbres phrases de Jean-Claude Convenant. Vous aurez certainement remarqué que le milieu du foot-ball recèle en son sein de nombreux JC.&lt;br /&gt; Pendant la durée de l'actuelle compétition, les joueurs s'expriment, répondent aux questions des journalistes. Ces derniers jours, deux d'entre eux ont plus particulièrement retenu mon attention.&lt;br /&gt; William Gallas, résolu et sans fioriture qui précise &quot;Face aux hollandais (prononcez &quot;face aux zolandais), i faut absolument qu'on prend les trois points&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Franck Ribéry, vantant les vertus du dialogue &quot;Si ian a qui zont quelque chose à dire, faut qu'i parlent&quot;.&lt;br /&gt; Par contre, vous n'avez peut-être pas remarqué que les propos du foot-balleur sont l'objet d'une profonde transformation lorsqu'ils bénéficient d'une retranscription dans la presse écrite. Ainsi, la phrase de Ribéry devient dans le Monde &quot;Ribéry a invité ses partenaires à d'abord évacuer les doutes taraudant depuis deux jours les esprits français après le lourd revers contre les Pays-Bas. 
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                <title>Départ en retraite</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 23 Jun 2008 10:31:32 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Vous trouverez ci-après un discours que j'aurai le plaisir de lire dans quelques jours. Si vous avez le temps de le lire vous, vous remarquerez qu'il y a du recyclage. Je remarque que le départ en retraite est un sujet plein de ressource.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Chère Claire, si tu permets que je t’appelle Claire, comme d’autres avant toi, tu as décidé de nous quitter. Développant un concept très en vogue, tu pars en retraite. Autant j’ai, d’habitude, tendance à raconter n’importe quoi, autant aujourd’hui ce ne sera pas le cas, ou du moins pas tout à fait. Le départ en retraire étant en plein boom, il constitue depuis quelques temps l’essentiel de mon activité. Je suis devenu en quelque sorte le premier maillon de l’aide à domicile, premier maillon de ce qui constituera la chaîne de l’oubli dans lequel nous finissons tous par tomber.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A chaque fois qu’il m’est donné la possibilité d’écrire un discours, je vous dis que j’ai été tiré au sort alors que bien sûr pas un seul parmi vous n’est foutu d’aligner deux mots avec un tant soit peu d’esprit. Pour une fois que l’administration fait appel aux compétences de l’un de ses agents… Mais cette fois ci, c’est toi Claire qui m’a demandé d’écrire un mot ajoutant « puisque tu les fais rire ».&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A l'origine, j'avais prévu de commencer ainsi &quot;Je vous invite à pénétrer dans mon intimité.&quot; Cette phrase qui frôle, peut-être même touche, une vulgarité que des guillemets n'arrivent pas à cacher, ne doit son illusoire ambiguïté qu'à la paradoxale&amp;nbsp; présence du mot &quot;dans&quot;. J'ai donc décidé de changer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est parfois des états qui ne tiennent qu'à peu de chose, ces états qui font que soit on l'est soit l'on ne l'est plus. La virginité, dont il est beaucoup question, est un de ces états. C'est comme une porte, elle est ouverte ou fermée. Si j'ai bien compris, certains préfèreraient même que ce soit un pont-levis. Comme me le disait Pascal, qui à l’occasion s'occupe de jeunes enfants, la virginité est potentiellement salissante. Tout comme la dernière fois je vous ai parlé des slips kangourou de mon père, sujet qui, si j’en crois les nombreuses questions, vous a passionné, vous vous demandez quel est le rapport entre la virginité et le départ de Claire. De rapport direct il n’y en a pas si ce n’est que pour toi, Claire, ce sera la première fois, la première fois que tu partiras en retraite. Tu vas voir comme la première fois est émouvante. On s’en souvient toute sa vie. Bien sûr, comme d’autres, tu auras des hésitations, des maladresses. Peut-être que, pour avoir attendu si longtemps, tu ressentiras une certaine déception en te disant « Ah c’était ça ». Mais ne t’y trompe pas, tu y prendras goût et rapidement tu n’auras qu’une idée, recommencer.&amp;nbsp; Tu vas passer de l’état d’actif, terme que l’on n’accole pas spontanément au mot fonctionnaire, il est vrai que nous avons tous connu des fonctionnaires désactivés plusieurs années à l’avance, à l’état de retraité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai souhaité connaître le ressenti de certains de tes collègues à cet évènement majeur. Ces témoignages resteront anonymes. Joël H, très à l’aise, précisant qu’il ne fallait voir aucune impatience ni mauvais esprit dans ses propos, m’a avoué qu’il était temps que tu mettes un terme à sa carrière. Claude D, toujours bonne bouille, à ses dires, très respectueuse des personnes âgées, m’avoua que ton absence serait préférable à tes absences. Mais que l’on ne se méprenne pas sur le sens de ces propos guidé par un louable sens de la compassion. Quant à Roger J, intermittent du management et victime d’un âge qui le condamne à un travail à temps partiel subi, il me confia que suite à ton départ il ne pouvait concevoir de rester plus longtemps&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ceci dit, je n’ai rien dit. Je dois avouer que j’ai longtemps hésité. Allais-je reprendre, relater point par point ta carrière au sein de l’administration ? Ton arrivée dans ce qui n’était qu’un embryon de service né de la rencontre d’une idée et d’une nécessité. Comme un corps en perpétuelle gestation, ce service allait grossir, prendre du volume, absorber, se fondre, fusionner, conquérir ses lettres de noblesse en associant, quelle clairvoyance, emploi et formation. Telle la grenouille, hésitant encore entre l’effet bœuf et l’effet bof, il n’a pas fini de grossir pour devenir DIRECT, de surcroît de droite. Comme l’a écrit Eve Angéli, nous sommes à l’aube d’un crépuscule. Ainsi qu’aurait pu le dire le poète, notre ministère ne sera plus ni tout à fait le même ni tout à fait un autre. Pour tenter de cerner quelle fut ton influence sur le fonctionnement de notre ministère je me permettrais de relater ici un extrait de l’entretien que j’ai eu la semaine dernière avec Xavier. Alors que je lui faisais remarquer que tu allais partir en retraite, il me répondit ainsi&lt;br /&gt; « Tu sais, Thierry, oui il me tutoie car il faut savoir que notre ministre est un homme simple, de proximité, ouvert, chaleureux et pas fier pour deux sous. Tu sais, Thierry, les français savent combien notre ministère est novateur dans le domaine de la GPEC. Vous aurez certainement remarqué que nos hommes politiques commencent souvent leur propos par « les français savent que, les français veulent que, les français ont bien compris que » certainement dans le souci d’éviter toute discrimination. Donc mon ami Xavier poursuivit ainsi « Les français ont bien conscience et moi le premier de l’œuvre accomplie par cette fine de Claire (beaucoup d’humour notre ministre) et, même si il est encore trop tôt pour en évaluer toutes les retombées, à l’évidence il y aura un avant et un après Claire. C’est la raison pour laquelle tu dois savoir que le départ en retraite de Claire n’est pas étranger à la mise en place de la RGPP. » Quel plus bel hommage pouvais-tu espérer. Que les autres futurs parteurs en retraite ne soient pas jaloux , si ils le souhaitent, je me ferai un plaisir de leur faire part des propos de mon gars Xav à leur sujet.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Voilà, c’est fini. Tu vas partir et pénétrer les vierges étendues d’un nouveau monde peuplé d’envies, de désirs, de plaisirs, monde dans lequel il te suffira de succomber aux tentations, un monde où le temps, comme la caresse d’une promesse, sans compter s’offrira à toi. Et comme disait George Clooney « La vie, quoi d’autre ? »&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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