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        <title>VOTRE ESPRIT MA PLUME - dans-un-lit</title>
        <description>VOTRE ESPRIT MA PLUME</description>
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                <title>Dans un lit</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 18 Mar 2008 10:59:03 +0100</pubDate>
                <description>
                     Ainsi, pendant longtemps, trop longtemps à mon goût, si je sentais une main se glisser entre mes draps, ce ne pouvait qu'être la mienne. Je fus, du primaire à la terminale, l'heureux propriétaire de deux lits une place, qui ne faisaient pas un lit deux places, un à la maison et l'autre en pension. Dans les dortoirs se succédaient les enfilades de matelas mousse reposant sur des lattes métalliques qui, telles les oies d'un capitole de la chasteté, couinaient dès l'instant où elles décelaient un mouvement vertical, continu et d'une certaine intensité. A la réflexion, cette contrainte n'était pas sans vertu. Elle obligeait le candidat au plaisir à faire preuve de retenue, à découpler&amp;nbsp; vitesse et satisfaction, ce qui lui permettait de découvrir la volupté, récompense de la patience.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A cette époque de solitude, d'incertitude et de peur, mon lit était aussi un refuge, un étroit territoire bordé de précipices et que je voulais inviolable. Une fois les lumières éteintes et les surveillants retournés dans leur tanière, je disparaissais sous les couvertures et m'imaginais à l'abri d'un monde hostile et froid. Je devais refaire surface régulièrement pour assurer le renouvellement de l'air ambiant.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avec l'expérience, j'avais aménagé un système d'aération. Une fois certain de ne pas être surpris par la patrouille, je plongeais, tête la première, au fond du lit et y aménageais une ouverture qui permettait la circulation de l'air. Sans le savoir, j'atteignais là le summum de mes compétences en matière de bricolage. 
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                <title>Dans un lit</title>
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                <author>noreply@ (KANDIDE)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 17 Mar 2008 18:20:18 +0100</pubDate>
                <description>
                     J'ai essayé de me remémorer tous les lits dans lesquels j'ai couché, dormi. Je me souviens de lits dans lesquels je n'ai mis les pieds qu'une seule fois. Curieusement j'ai aussi le souvenir de lits dans lesquels je n'ai pas couché. Il semblerait que je fasse la distinction entre coucher et dormir. &quot;Je te rejoindrai dans ta couche&quot;. Cette phrase, lue ou entendue je ne sais plus où, évoque un érotisme terrien dans lequel on se glisse, qui enveloppe nos corps qui se laissent guider par le désir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour les cinq premières années de ma vie, rien. Non que l'on me fit dormir sur le sol, mais je ne dispose d'aucune photo cérébrale d'un lit de cette époque. Tout en écrivant je me dis que le chronologique ne s'impose pas. J'ai connu des lits de bonne et de mauvaise fortune. Quand j'étais petit, je préférais le lit de mes parents au mien. Il était plus grand, il possédait deux oreillers. Il était propice à l'imagination, tendance Jules Verne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'ai longtemps fréquenté le lit une place, ce qui se comprend puisque je n'avais que moi à mettre dedans. Si les dimensions du lit une place favorisent la création de fantasmes et de tout ce qui s'y rapporte, il est aussi un rappel permanent de votre solitude. Le lit une place est démoralisant, ne vous laisse aucun espoir puisque lui n'est pas évolutif. Le lit une place qui évolue avec votre libido reste à inventer. 
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