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27.04.2008

Absence

Je vais être absent quelques jours.

25.04.2008

50 ans de mariage

C'est avec fierté qu'aujourd'hui j'ai touché mes premiers droits d'auteurs avec ce discours que, sur commande, j'ai écrit pour les cinquante ans de mariage d'un couple, à partir d'indications données par un de leurs enfants. 

"Chère Denise, cher Christian, maman, papa pour les intimes, comme tout le monde, vous êtes nés, mais vos années de naissance  sont historiques. D’une part et surtout parce que ce sont les vôtres et d’autre part parce qu’elles eurent des conséquences, heureuses pour l’une et funestes pour l’autre. Toi, maman, par respect je ne préciserai pas le siècle, tu es née en 36. Toi, papa, tu as poussé le premier cri d’une longue série en 33. L’addition de ces deux nombres donnait un résultat plein de promesses. Furent-elles tenues ?

Denise qui, contrairement à l’autre, ne fut pas la reine du tambour, fit ses premières dents, ses premiers pas à Fresne le Plan d’où, telle une comète à la traîne flamboyante, elle vint s’épanouir sur les bords de l’Andelle pour ouvrir ses pétales à Fleury.

Quant à toi, Christian, Chri-Chri d’amour dans l’intimité, cette intimité qui se tisse à l’ombre de l’alcôve, c’est à St Hillier, à trois coups de pédales de Dieppe, que tu vis le jour.

Et, on ne sait pourquoi, le destin, disent certains, la force des sentiments qui nous font entrevoir le fruit sucré du désir, disent d’autres, toujours est-il que notre Denise et notre Chri-Chri se retrouvent dans la charmante bourgade de Bourg Beaudoin. Il est vrai qu’au début, ce point commun géographique est encore le seul lien qui les unit. Mais si ténu soit-il, ce lien sera décisif.

Toute petite déjà, notre charmante Denise a la fibre maternelle et c’est au sein de sa future belle-famille qu’elle va, en quelque sorte, passer son CAP petite enfance. Et qui va lui servir de cobaye ? C’est tonton François à qui Denise va mettre des couches. Il en a d’ailleurs gardé une en souvenir au dessus de la cheminée qu’avec fierté il vous montre après le dessert et vous sentez qu’il ne faudrait pas grand-chose pour qu’il vous fasse une démonstration.

Ainsi, couche après couche, Denise et Christian vont connaître les premiers frissons de l’émoi pour l’autre, « L’émoi pour toi » comme le dit finement Gilles.  

Comme si l’éloignement donnait envie de se rapprocher, comme si la pudeur était soluble dans l’eau, c’est après avoir mis la Méditerranée entre elle et lui, que Christian, par la poste, déclara sa flamme, que le temps, comme un souffle d’oxygène, ne fit qu’attiser. C’était l’évènement du bled.

Avant de lui dire « Je t’ai compris », Denise, en tout bien tout honneur, va faire connaissance avec « Le boulevard » à Rouen au service de Madame.

Comme le point d’orgue d’une passion d’avril, ils décident de ne plus faire qu’un le premier avril 1958. C’est sous un ciel chargé qu’a lieu la cérémonie à Bourg Beaudoin, ce qui fit dire à tonton François qu’il n’aimerait pas être à la place de ce Beaudouin.

Et c’est ainsi que 50 ans vont passer, s’écouler, s’égrener au rythme d’une nouvelle vie, d’une vie commune, d’une vie qui donnera la vie. Bien sûr, ce ne fut pas dimanche tous les jours. Quelques aspérités se firent jour. Le plaisir de vivre ensemble n’empêcha pas les chipotages. Conciliante et attentive, Denise composa parfois avec son ronchon et bougon mari victime, avec le temps, d’une surdité à intensité variable.

Et puis ce qui devait arriver arriva. Nos deux jeunes mariés ne furent pas tranquilles très longtemps. Tête la première, Gilles plongea dans la vie et prit sa place, toute sa place. A tel point, qu’il fallut déménager. La petite famille se retrouva rue de Gessard dans une petite maison, mais il vaut mieux un petit chez soi qu’un minuscule chez les autres. Douces années, temps d’un bonheur qui va s’achever et d’un nouveau qui va éclore avec la naissance de Frédéric qui lui aussi prend de la place. Tout ce petit monde va se retrouver à Sotteville.

Christian sait aussi travailler de ses mains. Après avoir commencé chez Marion, Christian, plus connu dans le milieu sous le pseudonyme de Chri-Chri la truelle, va poursuivre sa carrière chez Tamarelle.  

Et puis arriva ce qui ne devait pas arriver. Disons que si c’est arrivé, en tout cas on ne l’a pas vu venir. Si l’on sait, dans les grandes lignes, comment cela s’est fait, en revanche, on ne sait pas pourquoi. Je suis donc le fruit du hasard, mais comme on le dit à juste titre, le hasard, ange gardien de nos espoirs inavoués, fait bien les choses et j’en suis l’éclatante et resplendissante manifestation.

Je ne peux aujourd’hui que bénir ce hasard qui me permet en ce jour

 d’être parmi vous pour vous dire, maman, papa, que je vous aime, que nous vous aimons. Joyeux anniversaire."   

24.04.2008

Quoi que

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Vous aurez certainement remarqué que le temps a passé depuis mon dernier commentaire politique. Je dois vous avouer que depuis plusieurs semaines, l'exercice qui consiste à faire de l'humour sur le dos de nos femmes et hommes politiques devenait trop facile. Je n'avais, muni d'un bazooka, qu'à m'installer au coin de la rue et attendre cinq à dix minutes que passe l'ambulance. Même le comique de répétition risquait de ne plus faire effet. Ma roquette risquait de se perdre au milieu des autres. Les victimes changeaient de camp.

Ce n'était pourtant pas l'envie qui me manquait de tirer dans le tas, de les exploser, de les réduire en charpie, comme disait Pierre, de faire voler en éclat leur vérité, de piétiner leur bon sens, de faire une pipe de leur langue de bois. J'étais là, prêt à bondir, à planter mes crocs et mes griffes dans les rondeurs de Roselyne, à faire subir les derniers outrages à Rachida, à étrangler Xavier pour ne plus l'entendre dire "je vais vous dire la vérité". Et puis nous avons eu cette avalanche de ce que l'on a appelé les couacs. Pendant un moment, je me suis dit" Vas-y mon gars, traîne les dans la boue, leur bêtise le justifie". Quoi que...

Pourquoi cette soudaine retenue, ce laxisme diront certains? Plusieurs raisons. Même nos ministres ont le droit d'être humains, donc de se tromper, de dire des bêtises, de se contredire. Par ailleurs, autant je prenais plaisir à tirer sur les tanks avec mon lance-pierre, autant me mêler aux retourneurs de vestes ne me convient pas. Je ne dis pas que je ne céderai pas à la tentation, c'est si bon.

23.04.2008

Chronique du matin

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Le couloir est encore sombre. Pantalon, chemise et le reste dans les bras, je me dirige vers la salle de bain. L'affirmation selon laquelle "je me dirige" ne reflète pas la réalité. A ce moment du matin je ne dirige rien. Essayez d'imaginer un échalas, le visage frippé par le sommeil, serrant ses habits sur un torse engagé dans un processus d'irréversible relâchement, en slip plus ou moins moulant qui se détache sur des jambes blanches et poilues, les pieds nus adhérant au lino, détail qui me rappelle que j'ai oublié mes chaussons dans la chambre. L'habitude me guide jusqu'à la porte de la salle de bain qui est un endroit stratégique. Il est probable que les lecteurs célibataires ne se sentiront pas concernés par ce qui va suivre. A cet instant, je suis encore maître de mon destin. Toutes les options s'offrent à moi. J'ai confusément conscience que je vais devoir choisir et que ce choix ne sera pas sans influence sur le reste de ma journée. Soit je choisis d'occuper, de prendre possession, d'investir la salle de bain, soit je prends la direction de la cuisine. Ce choix, dont vous aurez compris toute l'importance, est comme la clef que l'on tourne et qui va déclencher un mécanisme qui ira jusqu'à son terme sans que l'on puisse intervenir. Le naïf pourrait penser qu'après ces milliers de matins vécus, l'expérience devrait guider nos pas. Que nenni. Le matin est une équation dont les inconnues sont si nombreuses que personne n'est encore parvenu à la modéliser. Je sais que le choix le plus raisonnable est celui de la salle de bain. Vais-je faire le bon choix, vais-je retrouver mes chaussons, aurai-je le temps de me laver les dents?

21.04.2008

Fabrique(s)

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Je suis depuis longtemps fasciné par les ruines, les friches industrielles, les usines abandonnées, les maisons depuis longtemps inhabitées.
Ma préférence va aux constructions industrielles du 19ème siècle comme celle qui apparait sur cette photo. On devine la gloire, la majesté. Une noblesse de briques. Je pense aux personnes qui ont travaillé dans ce lieu en me disant qu'ils ont peut-être tous disparu. Il ne reste rien de ce qu'ils ont fait, de ce qu'il ont été.
Il reste le message pour un autre dieu, le triomphe d'une éternité.


18.04.2008

L'homme mode d'emploi

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Commençons par l'origine d'un monde, ce qui a provoqué cette envie de le découvrir. Sans que cela soit prémédité, je me suis retrouvé avec trois femmes. Inutile de faire sortir les enfants. Nous nous trouvions devant l'église Saint Maclou, une de ces femmes était la mienne et pour ce que je peux en savoir, elle n'est pas prêteuse. Même si notre rencontre ne dura que quelques minutes, cela fut suffisant pour que je sois informé de façon précise sur la situation sexuello-sentimentale des deux autres protagonistes.

Avant de poursuivre, je précise qu'il n'est pas dans mon intention de me moquer, de railler mais, comme vous le constaterez par la suite, de venir en aide à celles qui, parfois, doutent, s'interrogent, entament d'inutiles remises en cause.

Donc, ces deux femmes, dont je tairai le nom, qui constituent peut-être un échantillon représentatif de leurs congénères, exposaient leurs difficultés à comprendre les hommes, l'une d'elles notamment déplorant de ne pas connaître le mode d'emploi de l'homme. Je dois vous avouer que ce type de conversations ne me passionne pas. En règle générale, au mieux, j'opine du chef. Pourtant, le temps passant, je me suis dit que si un seul homme était susceptible de faire quelque chose pour les femmes, je voulais bien être celui-là.

L'objet de cette chronique est d'aider celles qui le souhaitent à comprendre le mode d'emploi de l'homme. Je suis également à votre entière disposition pour répondre à toutes les questions qui vous tarabustent.

17.04.2008

Aux pieds de la chaise

 

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Nous voici arrivés jusqu'à la chaise.
Je vous ai gratifiés de deux photos. Celle de ma chaise telle que j'aimerais qu'elle m'apparaisse (à gauche) et celle de ma chaise telle qu'elle m'apparaît chaque matin (à droite). Je suis chaque jour confronté au mystère de la chaise de la chambre à coucher. Je fais partie de ces gens qui n'ont pas d'ordre, quelque soit le domaine d'activité, mais qui n'aime pas le désordre. Alors, quand la chaise disparaît sous les effets divers et variés, je décide de ranger. Il y a la méthode, rapide et définitive, qui consiste à tout mettre dans la bac à linge sale. Pour ce qui me concerne, je procède de façon moins radicale. Par principe, chaussettes et slips sont considérés comme sales. Je ne dis pas qu'il ne m'arrive pas parfois, par étourderie... Pour le reste, j'adopte une méthode faite de bon sens et d'observation, qui repose essentiellement sur mon expertise olfactive, tactile et sur la mémoire. Je dois vous avouer qu'il y a parfois des ratés. Le risque zéro, même en ce domaine n'existe pas. Le tri se fait en trois étapes. Pour une chemise, j'essaye de me souvenir pendant combien de jours je l'ai mise. Si je ne m'en souviens pas j'inspecte le col et les poignets. Si le doute demeure, j'essaye d'évaluer l'intensité des odeurs laissées par l'activité corporelle. Autrement dit, je renifle pour savoir si ça pue la sueur. A la suite de quoi ma chaise est vide. En la regardant, je me dis que pour la maintenir en l'état, il me suffit de ranger régulièrement. Mais sans que je sache comment cela est possible, quelques jours plus tard, ma chaise déborde. Ainsi, le matin dans la pénombre, la connection cerveau-main pas encore établie et voulant prendre ce qui est dessous, j'assiste impuissant à la chute de ce qui était dessus, les pièces tombent une à une du pantalon et terminent leur chute sur le tuyau du chauffage, ce qui finit de réveiller celle qui tentait veinement de croire qu'elle dormait encore. Muni de la tenue du jour, je sors de la chambre et me retrouve dans le couloir. Je procède alors, un peu anxieux, à l'inspection de ma récolte vestimentaire. Il n'est pas rare qu'il y ait erreur de casting. Je retourne dans la chambre, me maudissant, et j'entends une voix qui me dit gentiment "Tu peux allumer la lumière".

16.04.2008

Juste avant

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Voici donc mon oreiller tel que vous pourriez le voir si vous étiez dans ma chambre au moment où je me lève. Vous remarquerez l'empreinte de ma tête et son emplacement qui dénote une utilisation peu rationnelle de la surface disponible. Par contre, vous noterez que mon oreiller se trouve dans un environnement chromatique de bon goût et complète ainsi un camaïeu aux nuances pastelles. 

C'est une voix radiophonique qui vient interrompre mon sommeil. Je sais qu'il me reste un quart d'heure avant que mon pied gauche prenne l'initiative de se rapprocher de son ami le radiateur. Il me reste quelques minutes mais je fais comme si elles allaient durer des heures. Je n'ouvre pas les yeux et je me laisse bercer par la voix. Je m'enroule autour des restes de ma nuit. Je relâche mes muscles et j'oublie mon corps pour quelques minutes encore. Je ne suis plus qu'un esprit qui ne pense à rien, imperméable à ce qui l'attend. Je sais que la fin sera tragique. J'ai conscience qu'il me reste un peu de temps. Je m'étire. Chaque membre de mon corps se manifeste à nouveau. Je les sens s'agiter, surtout le pied gauche, comme si il avait peur que le droit ne le prenne de vitesse. Je résiste encore un peu pour finir par céder. D'une dernière contraction je suis expulsé. J'ai envie de crier "Non, encore un peu, un petit peu!". La chaleur de la nuit se dissipe rapidement. Déjà mon pied droit emboîte le pas du gauche, direction la chaise. 

15.04.2008

Le gauche

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Voici donc le pied gauche dont je vous ai précédemment parlé, la partie de mon corps qui la première prend contact avec la réalité du jour. Il peut vous paraître un peu terne mais après une bonne douche il est pimpant. Vous remarquerez à gauche le radiateur qui comme le dirait mon cousin Jean-Baptiste n'est pas un radiateur de mickey. Cela fait environ quinze ans que chaque matin mon pied gauche se pose à cet endroit, où l'on peut distinguer son empreinte, et jamais, bien qu'il ne soit pas toujours bien réveillé, mes orteils n'ont eu à souffrir de ce premier pas. Comme vous devez vous en douter, ce premier pas est la manifestation officielle de mon réveil, c'est l'acte qui scelle le caractère irréversible du lever, sans espoir de retourner à l'abri de la couette sous laquelle pourtant nous attend la douce chaleur du sommeil. J'ai un dernier regard vers l'oreiller et je me demande souvent ce qui m'empêcherait de me recoucher. Je ne réponds jamais à cette question. Bien sûr le réveil se manisfeste avant l'extraction du corps hors de la couche mais je ne sais pas encore si je vais  vous entretenir de ces manifestations essentiellement corporelles. J'hésite à vous laisser vous glisser dans mon lit.


14.04.2008

Un concert à la campagne

L'autre jour, je suis allé voir et écouter Emily Loizeau. Elle donnait un concert dans le cadre d'un festival qui avait lieu dans la charmante et trop méconnue bourgade de Bois-Jérôme, dans l'Eure. Je dois avouer que je connaissais très peu cette chanteuse et je n'avais jamais eu la curiosité, pourquoi ne suis-je pas plus curieux, d'écouter son disque qui pourtant figure en bonne place près de la chaîne. Dit-on encore chaîne stéréo?
Donc en ce dimanche après-midi, entre deux averses et après avoir traversé un champ, nous nous sommes glissés dans le chapiteau qui allait abriter une intime assistance.
Avant même la fin du concert, je me suis dit que j'avais découvert une chanteuse. J'avais bien fait d'être curieux.
Elle donne l'impression de pouvoir faire trembler les murs avec sa voix, sans pour autant crier. Sa voix est douce, claire et nous transmet ce qu'elle est. Son concert a commencé par "L'autre bout du monde", dont vous trouverez les paroles ci-après. Je ne sais pour quelle raison, si j'entendais sa voix et la musique, je n'ai que très partiellement compris les paroles de cette chanson et j'ai pourtant eu l'impression qu'elle s'adressait à moi. J'ai été touché comme si les paroles avaient été comprises par une autre partie de moi-même chargée de capter ce qui m'est indispensable mais que je ne peux entendre ou comprendre. Suis-je claire?
Après cette chanson, j'ai mis du temps pour revenir parmi les autres.

L'autre bout du monde

On dit qu'il y' fait toujours beau
C'est là que migrent les oiseaux
On dit ça de l'Autre bout du Monde.

J'avance seule dans le brouillard
C'est décidé, ça y'est je pars
Je m'en vais à l'Autre bout du Monde.

L'Autre bout du Monde
J'arrive sur les berges d'une rivière,
Une voix m'appelle, puis se perd
C'est ta voix, à l'autre bout du monde.

Ta voix qui me dit, mon trésor
Tout ce temps, je n'étais pas mort
Je vivais à l'autre l'autre bout du monde.

L'Autre bout du Monde

Sur la rivière, il pleut de l'or
Entre mes bras, je serre ton corps
Tu es là, à l'autre bout du monde.

Je te rejoins, quand je m'endors
Mais je veux te revoir encore
Ou est il ?, l'autre bout du monde.

L'Autre bout du Monde.
L'Autre bout du Monde.
L'Autre bout du Monde.

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